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Trouble alimentaire-Anorexie

Anorexie mentale

Il y a trois caractéristiques essentielles dans l’anorexie mentale :

  • Une restriction prolongée des apports énergétiques conduisant à un poids significativement bas compte tenu de l’âge, du sexe, du stade de développement et de la santé physique.
  • une peur intense de prendre du poids ou de devenir gros qui n’est généralement pas soulagée par la perte de poids et qui n’est parfois pas reconnue ou admise.
  • une altération de la perception du poids, de la forme du corps et de l’importance qui leur est accordée (sentiment d’être grosse ou d’être mince mais avec certaines parties du corps grosses, pesées fréquentes, mesures obsessionnelles de certaines parties du corps, recours permanent au miroir). Si certaines personnes admettent être minces, elles ne reconnaissent généralement pas les conséquences médicales graves de leur état de malnutrition. La perte de poids est généralement considérée comme un immense succès qui témoigne d’une autodiscipline remarquable. Au contraire, toute prise de poids est perçue comme un échec inacceptable qui témoigne de l’absence de maîtrise de soi.

Il existe différents sous-type d’anorexie mentale :

  • Type restrictif : La perte de poids est obtenue par le régime, le jeûne et/ou l’exercice physique excessif.
  • Type accès hyperphagiques/purgatif : la personne a des accès récurrents de gloutonnerie et/ou a recours à des vomissements provoqués ou à des comportements purgatifs (c.-à-d. laxatifs, diurétiques, lavements).

Source : DSM-5 Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux (2015)

 

La thérapie cognitive et comportementale de l’anorexie (TCC)

L’efficacité des médicaments n’est pas démontrée dans l’anorexie restrictive. Ainsi, la priorité devrait être donnée à la psychothérapie. 1  La TCC de l’anorexie peut combiner différentes techniques telles que :

  • Psychoéducation : explication du modèle cognitivo-comportemental de l’anorexie (et de la boulimie si type accès hyperphagiques/purgatif), des facteurs qui maintiennent le trouble à la personne et éventuellement à la famille et aux proches.
  • Entretiens motivationnels : afin de susciter une profonde réflexion sur les avantages et inconvénients/les craintes à surmonter son trouble alimentaire.
  • Restructuration cognitive : portant notamment sur les croyances associées au poids, à la minceur, à l’image de soi.
  • Self-monitoring (journal d’auto-observation) : permet d’observer les facteurs qui influencent l’alimentation (certains évènements, pensées, émotions).
  • Développement de stratégies de coping : pour faire face aux situations qui déclenchent les accès hyperphagiques/purgatif (si type accès hyperphagiques/purgatif).
  • Entrainent à la relaxation : pour apprendre à tolérer l’inconfort émotionnel
  • Entrainement à la pleine conscience (Mindfluness) : pour apprendre à vivre dans le moment présent, sans anticipations anxieuses sur le futur et rumination négatives sur le passé.
  • Régulation de l’émotion : à partir de techniques inspirées de la thérapie comportementale dialectique.

 

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